Voilà le premier ship Tiva de ce blog :) Il est situable à peu près n'importe où entre les saisons 4 et 6. Bonne lecture :)
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Elle n'arrivait pas à y croire. Non vraiment pas. Elle se trouvait là, recroquevillée sur elle même dans son canapé, les yeux rouges, des cernes bien marquées et les joues humides. Sa position était celle typique d'une personne désespérée et renfermée dans sa tristesse : elle était allongée sur le flanc droit, ses jambes étaient repliées contre elle et ses bras entouraient ses genoux. Sur la table basse située à une trentaine de centimètres du canapé était posée une canette de bière à peine commencée. La jeune femme avait pensé que boire l'aiderait à nous plus y penser, à oublier. Mais le goût amer de la boisson lui avait donné la nausée. En effet, ce soir là, plus rien n'avait de goût.
Alors comme ça, tout était fini maintenant. Voilà, ils avaient attendu durant deux ans pour ça. Ils formaient un couple heureux en apparence depuis maintenant presque un an. Durant ces onze mois, combien de fois lui avait-il murmuré tendrement "Je t'aime" à l'oreille ? Combien de fois l'avait-il prise dans ses bras lorsqu'ils se retrouvaient ? Combien de fois leurs lèvres s'étaient-elles jointes dans un baiser passionné ? Un nombre incalculable. Mais alors comme ça, aucun ne ses actes n'avait été sincère ?
Cette pensée lui fit monter les larmes aux yeux. Puis la jeune femme fut de nouveau secouée de sanglots. Allait-elle se reprocher maintenant de lui avoir fait confiance ? Son désespoir tournait maintenant à l'ironie. Maintenant ce serait de sa faute ? L'appartement de la jeune femme était silencieux. On pouvait uniquement entendre de temps en temps une des larmes qu'elle ne prenait plus la peine de retenir tomber sur le canapé, maintenant bien humide. Quelques mouchoirs traînaient par terre, jetés là alors qu'elle parvenait encore à sécher ses larmes. Minuit devait être passé désormais. Elle serait incapable de dire depuis combien de temps elle était là. 4 heures, peut-être 5. Peut-être que ceci n'est qu'un cauchemar, peut-être que dans quelques heures, je vais me réveiller dans ses bras. Elle secoua la tête, surprise de se raccrocher à une hypothèse aussi irréelle en dernier recourt. Elle ferma les yeux. Peut-être que si elle arrivait à trouver le sommeil, elle pourrait chasser toutes ses pensées de sa tête. Cependant, ce n'eut comme effet de lui faire apparaitre son visage, son sourire charmeur et son regard profond. Elle ouvrit les yeux et blottit sa tête contre l'accoudoir. A ce moment précis, elle souhaitait de tout son c½ur ne plus jamais le revoir.
Trois bon quarts d'heure passèrent sans qu'elle ne ferme l'½il. Rein à faire, il occupait ses pensées sans relâche. Elle sursauta. Quelqu'un toquait à sa porte. Elle ne bougea pas d'un centimètre. Qui que se soit, elle n'irai pas ouvrir la porte. Elle se tourna quand même légèrement pour regarder l'heure que son lecteur DVD affichait timidement en bleu. 3H 41. Qui pouvait bien lui rendre visite à cette heure de la nuit ? Des larmes se frayèrent un chemin sur ses joues déjà mouillées. En effet, elle avait peur de connaître trop bien la réponse à cette question. Elle ne savait ni quoi penser, ni quoi faire. Elle ne voulait plus le revoir, certes, mais n'avait-il pas à parler tous les deux ? Ne devaient-ils pas tout mettre au clair ? Puis ce qu'elle avait vu lui revint et elle se blottit sur son canapé. Non, elle n'irait pas ouvrir cette porte. Elle tremblait. La jeune femme sanglotait et avait de plus en plus froid. Rien que de la voir ainsi, aurait pu arracher des larmes aux proches de la jeune femme. En effet, tous ceux qui la connaissaient savait que jamais elle ne s'était trouvée aussi perdue et désespérée.
Seulement, parmi les choses que Ziva David ignorait, il y avait le fait que de l'autre côté de sa porte, son collègue et fiancé, Antony Dinozzo, s'asseyait sur la paillasson, décidé à attendre sa fiancée le temps qu'il faudrait. Cette nuit là, de chaque côté de la porte, tous deux avaient les yeux rouges, des cernes marquées et les joues humides.
*
Elle se réveilla vers 7heures. Elle était donc parvenue à s'endormir. Quand, elle l'ignorait, mais elle se trouvait toujours sur son canapé à son réveil. Elle décida de se rendre au travail malgré son état. D'essayer de travailler au moins. Elle ne voulait pas être absente, de peur d'inquiéter ses collègue et que ceux ci aient la fâcheuse envie de lui rendre visite. Seulement, il restait le risque qu'il aille travailler aussi. Elle savait pertinemment qu'elle ne pourrait pas passer la journée en face de son ancien amant en faisant semblant d'être heureuse. Elle se leva difficilement et fila prendre une douche, n'osant même pas se regarder dans le miroir de sa salle de bain, imaginant bien qu'elle devait faire peur à voir. Elle avait l'estomac noué et sa tête semblait peser une tonne. Elle s'appuya contre le mur froid et ferma les yeux. Elle sentit les larmes lui monter aux yeux mais elle les ravala tant bien que mal. Elle se fit alors la promesse de ne plus jamais pleurer pour lui. Non, à ses yeux, il n'en valait plus la peine.
Elle sortit alors de sa douche et s'habilla rapidement. Elle se rendit dans sa cuisine et ouvrit le frigidaire. Ce qu'elle y vit lui donna aussitôt la nausée. Le fondant au chocolat à peine entamé et la brique de crème anglaise qui l'accompagnait lui aurait d'habitude donné envie mais ce ne fut décidément pas le cas. Elle n'avait pas retrouver l'appétit depuis la veille. Elle alla donc ramasser les mouchoirs et la canette de bière et jeta le tout à la poubelle. Puis elle fit le tour de son appartement en quête de papiers non jetés ou de fenêtres ouvertes et attrapa son manteau. Seulement, lorsqu'elle ouvrit la porte d'entrée, le spectacle qui s'offrait à elle la frappa en plein c½ur.
Ses yeux devinrent humides en moins de 5 secondes. Elle avait beau serrer les dents, elle ne parvint pas à empêcher ses larmes de couler librement. En effet, son fiancé était là, endormi sur le pas de sa porte. Il était assis en travers du couloir qui aboutissait à l'appartement de l'officier du Mossad. Ses joues étaient rouges et il était assez mal rasé. Ses yeux étaient soulignés par de profondes cernes. Il avait donc toqué et, n'obtenant aucune réponse, s'était installé pour l'attendre. Et puis elle la remarqua, la rose fanée qu'il tenait dans la main droite. Seuls les pétales du centre étaient encore rouges. Il l'avait serrée si fort que les épines qui parsemaient la tige s'étaient enfoncé dans sa paume au point de le faire saigner. Il était donc venue la voir à 3h du matin avec une rose qu'il venait d'acheter. A cette pensée, Ziva ferma délicatement la porte, de peur de le réveiller et d'avoir à affronter son regard désolé, et partit en courant, espérant de toutes ses forces qu"il ne soit plus là à son retour.
Si seulement cela suffisait. Si seulement, il suffisait d'une rose pour qu'elle oublie qu'elle l'avait vu, embrassant cette autre femme, cette inconnue qui avait changé sa vie.
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Il y aura peut être une deuxième partie pour ceux qui préfèrent les Happy End, sinon c'est la fin, hope you enjoyed :)